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28 sept

L’immobilier à Pontoise est-il en bonne santé ?

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Depuis quelques années, le prix du m² des appartements parisiens n’a cessé de croître. Cette envolée du prix du m² se constate également dans de grandes villes françaises telles que Bordeaux et Toulouse, mais également Lille et aussi en Île-de-France, notamment sur le marché immobilier à Pontoise. Alors, cette bonne santé du marché immobilier profite-t-elle à tout le monde ? Malheureusement non, le marché est loin de connaître le même essor dans toutes les régions et il existe bien une France à deux vitesses en matière d’immobilier.

En province, des villes et des zones rurales toujours plus précaires
Ailleurs en France et même dans certaines des 50 plus grandes villes de l’Hexagone, la situation est pourtant bien différente. En effet, les prix de l’immobilier stagnent voire dégringolent dans ces zones délaissées par les acheteurs.  Selon les Notaires de France, ils auraient reculé de 9 % au Havre et de 7,9 % à Clermont-Ferrand, situation que l’on retrouve également à Dijon ou encore à Saint-Étienne. Il en va de même pour les zones rurales qui pâtissent d’une métropolisation certaine.

Pourtant, dans ces zones, les taux sont également historiquement bas. En Haute-Normandie, la région du Havre, le taux moyen pour les prêts de 10 ans est de 1,03 %. Le meilleur taux constaté dans cette même région à 0,75 % est également historiquement bas.

La situation du marché immobilier s’explique par un excès de biens à vendre sur le marché, face à une demande qui ne cesse de baisser. Elle laisse aux acheteurs une marge de négociation conséquente qui peut atteindre jusqu’à 10 % du prix d’achat. Toutefois, sur ces marchés, les emprunteurs sont confrontés à des mesures de prudence qui ne s’appliquent pas en zones tendues. Les prêts relais, par exemple, ne peuvent pas dépasser plus de 70 à 80 % de la valeur du bien, afin d’éviter un éventuel retournement de marché. Il y a donc bien une France à deux vitesses sur le marché des prêts immobiliers.

« Ainsi, les stratégies d’achat et de financement dépendent plus de la conjoncture locale du marché de l’immobilier que de la conjoncture nationale, précise Sylvain Lefèvre, Président de la Centrale de Financement. Cependant, en zone normalement tendue comme en zone tendue, les acheteurs ne doivent pas perdre de vue les possibilités de négociation qui s’offrent à eux. »

O.D. / Bazikpress © Adobe Stock

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